Je m’appelle Maria et je vais vous raconter mon parcours du Maroc à Wall Street en passant par le trading binaire

Quand j’ai décidé de me lancer dans la finance, mon entourage s’est montré très réticent à mon projet. Au Maroc, le marché du travail est encore très restreint pour les femmes. La bourse et le trading apparaissent alors comme un rêve impossible à réaliser. Mais voilà, j’ai décidé de m’accrocher et d’atteindre mon objectif. Et me voilà aujourd’hui ! Voici mon histoire.

Pourquoi les options binaires ?

Les chiffres et moi, ça remonte à mon plus jeune âge. J’ai toujours aimé compter, faire des calculs complexes, résoudre les énigmes mathématiques, spéculer… J’ai découvert les options binaires par hasard, l’oncle d’une amie qui travaille dans la bourse et le trading. J’ai tout de suite été conquise par le risque et l’aventure qu’elles représentent : soit on gagne, soit on perd.

Acharnement et persévérance

Pour atteindre mon rêve, j’ai dû nager à contre-courant : alors que mes camarades pensaient au mariage, moi je voulais continuer mes études à l’étranger. J’ai dû me battre pour rallier ma famille à ma cause, pour pouvoir partir et poursuivre mon rêve. Aujourd’hui encore, certains de mes proches m’en veulent toujours d’être allée jusqu’au bout, au détriment de mon « honneur » et du leur.

Des débuts timides et difficiles

Mon parcours n’a rien d’un conte de fées, au contraire : mes débuts ont été catastrophiques. A certains moments, j’ai pensé abandonner. Le plus difficile est de se faire une place, de se faire prendre au sérieux par les autres. C’est difficile quand on est non seulement une femme, mais aussi d’origine arabe et de religion musulmane. Les gens se méfient, ils pensent qu’une femme n’a rien à faire dans la finance. J’ai dû me battre pour gagner leur confiance et leur respect.

Comment je suis arrivée à Wall Street ?

A force de persévérer et peut-être aussi grâce à un énorme coup de chance. On m’a donné une belle opportunité que j’ai décidé de saisir en plein vol, sans même peser le pour le contre. Il faut se tenir prêt, car le monde de Wall Street n’est pas tendre envers les femmes. J’en ai fait l’expérience. Le milieu est difficile pour la gent féminine, mais cela ne m’a pas empêchée de poursuivre mon rêve.

Une belle aventure quand même !

Aujourd’hui, je suis toujours dans le métier et on peut dire que j’ai réussi à me faire un nom. Tout n’a pas été rose, j’ai traversé de véritables moments de galère. Mais je ne regrette rien, car je vis mon rêve désormais. Et je compte le vivre encore à fond pour les prochaines années.

Vous êtes une femme et envisagez de faire carrière dans le secteur de la bourse ? N’hésitez pas et lancez-vous ! Ne vous laissez pas freiner par les préjugés ! Cet univers n’est plus la chasse gardée des hommes. Vous pouvez vous y faire un nom, mais il faudra être forte et persévérante au quotidien.

 

 

Entretien avec Laura, trader de l’année à la bourse de Milan

Longtemps, le monde de la finance était exclusivement la chasse gardée des hommes. Les rares femmes qui parvenaient à se faire une place dans le secteur restaient dans l’ombre. Aujourd’hui, les temps changent : la gent féminine commence tout doucement à s’imposer dans l’univers de la bourse et du trading. C’est notamment le cas de Laura, la trentaine et d’origine canadienne, élue trader de l’année à la bourse de Milan. Nous nous sommes entretenues avec la jeune femme pour en savoir plus sur sa place de femme en tant que trader professionnelle.

Qu’est-ce qui vous a décidé à devenir trader ?

J’ai commencé à m’intéresser au trading quand j’étais au lycée. Le père de ma meilleure amie en faisait une activité occasionnelle.

Il lui arrivait d’en parler quand j’étais invitée à dîner chez eux. Je me souviens que j’étais la seule à m’intéresser à ce qu’il racontait [sourire]. J’ai toujours détesté l’idée d’une vie et d’un travail monotone, tous les jours pareils. Le trading, la bourse… pour moi, ces mots sonnaient comme des promesses d’aventures, de surprises au quotidien. Je ne suis pas déçue !

Parlez-nous un peu de votre parcours

Après le lycée, j’ai fait des études de commerce. En parallèle, je me suis documentée comme j’ai pu sur le secteur de la bourse, le métier de trader… J’ai renforcé mes connaissances en maths et informatiques… Au début, ce n’était pas évident : mon entourage était très sceptique quant à mes chances de réussir. Comment une femme pourrait parvenir à se faire une place dans l’impitoyable monde de la finance ? me disaient-ils. Mais je me suis accrochée, je suis allée au devant des personnes qui pourraient me conseiller et m’aider à atteindre mon but. Et me voilà.

Avez-vous été victime de discrimination en tant que femme ?

Je n’aime pas trop m’étaler sur le sujet, mais oui, le monde de la bourse et du trading est assez dur envers les femmes. Les remarques sont parfois très blessantes, les blagues sexistes… certains collègues ont des comportements déplacés, parfois totalement irrespectueux. Il faut être forte si on veut vraiment rester jusqu’au bout et se faire un nom dans le métier. Il ne faut pas se laisser abattre.

Comment parvenez-vous à concilier travail et vie de famille ?

Ce n’est pas toujours évident ! Le trading est un métier parfois très prenant. Il m’a fallu du temps pour réussir à m’organiser correctement dans ma vie personnelle et professionnelle. J’ai surtout de la chance d’avoir un mari et des enfants très compréhensifs, une famille formidable.

Un petit mot pour les femmes qui envisagent le métier de trader ?

Si c’est votre rêve, lancez-vous ! C’est vrai que le chemin est un peu plus rude pour les femmes, mais c’est justement ce qui fait le charme du métier. Pour ma part, je n’ai aucun regret et je suis fière du chemin parcouru jusqu’ici. Tout ce qu’il faut c’est beaucoup de force et de volonté.